Petit passage samedi soir au festival electro Peacock Society qui s’est tenu au parc floral à Paris. Ambiance festive, gros son et alcool étaient au menu. Pour être honnête, j’ai beau être curieux, sans une invitation, je n’y serai sans doute pas allé. Ne connaissant quasiment aucun des artistes programmés, je ne vois pas ce que j’aurais pu aller faire là bas. Mais bon, n’étant pas réellement sorti depuis un moment, c’était l’occasion.

Il doit être 1 heure du mat’ lorsque nous arrivons sur les lieux. A l’entrée de jeunes loulous échafaudent des plans pour pouvoir rentrer gratos, mais la sécu veille au grain. D’autres sont là pour se faire un billet en écoulant un peu de matos aux fêtards négligents venus les mains vides. Un grand classique propre à tous les festoches. Une fois les portiques passés, c’est un public assez jeune que nous avons trouvé sur place. A moins que ce soit nous qui soyons vieux en fait (allez savoir)… Autour de nous, ça rigole, ça papote, ça sautille en rythme, ça vomi ou ça pisse dans les allées le joint au bec par flemme de faire la queue aux toilettes. Classique. En dépit du boucan qui heurte mes tympans fragiles, le moment est agréable. Pas une embrouille, pas de tensions malgré la foule importante. Le public, les yeux rivés en direction du DJ, cherche l’évasion au son des BPM.

Malgré nos efforts pour nous fondre dans la masse, on est clairement en décalage ou pas assez défoncés. Je penche très vite pour la première option… Pour preuve, mon pote Laurent s’est vu interpeller au bar par un type éméché le questionnant sur son âge. Soulignant qu’il n’était pas commun de voir des quadras dans ce genre de soirées et que notre présence était plutôt cool. Avant d’insister sur le fait qu’il aimerait lui aussi être comme comme mon pote lorsqu’il aura la quarantaine. C’est mignon, un peu rassurant, mais ça fout un coup à chaque fois.
Le coup de grâce proviendra bien plus tard, de la part d’un autre gamin s’approchant de moi une clope éteinte au bec : « Excusez moi monsieur, auriez vous du feu? » Argh…. Ca m’a fait sourire, mais putain, il faut se rendre à l’évidence, même s’il n’y a pas d’âge pour s’amuser, on est visiblement trop vieux pour ce genre de conneries. L’heure était venue de rentrer péniblement chez nous et de reprendre une activité à peu près normale. Rideau!

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