Quand tu ne peux plus acquérir, tu partages et en partageant tu défonces les barrières.

Salarié pauvre avec des mômes à charge, tu partages ton appart avec un thésard à qui les proprios parisiens demanderaient 3 salaires et un rein en caution, pour habiter un placard qu’il faudrait encore chauffer, éclairer et remplir d’un four et d’une machine à laver… 

Là, vous partagez l’électroménager, ça fait des machines en moins, vous partagez le loyer, l’éclairage, le chauffage… Et ça fait des repas plus conviviaux. Tu colloc à tout âge désormais. Les appartements se remplissent d’étudiants mais aussi de jeunes salariés, de récents divorcés, d’anciens provinciaux, de fraîchement licenciés. Tu n’as pas de voitures, tu n’as peut être même pas le permis, tu covoitures avec de parfaits inconnus pour descendre en province, tu partages l’essence et quelques heures de voyage. Si tu as une voiture tu la loues le week-end pour proposer une alternative aux taxis et aux loueurs traditionnels. 

Tu partages ton bureau avec des collègues plus ou moins inconnus. Même dans les grosses boites, tu n’as plus de bureau attitré, en fonction des présents, des heures d’arrivées et du taux de réunionnite, l’open space change tous les jours.

Tu continues à consommer, mais en circulaire.

Et toi qui travaille à ton compte ou dans un bébé-boite, tu partages ton bureau avec d’autres inconnus dans des espaces de coworking. Tu as un projet qu’aucune banque n’acceptera de financer parce qu’on ne prête qu’aux riches, tu peux tenter le crowdfunding et solliciter des fonds de parfaits inconnus qui auront envie de porter ton projet moyennant des contreparties plus ou moins originales.

Tu peux aussi troquer tes compétences en menuiseries contre celles d’un autre en électricité. Tu peux troquer des cours de piano contre des heures de babysitting ou des bras pour déménager… Tu revends ce que tu n’utilises plus, pour offrir une seconde vie à ton vieux canapé ou à tes bottes. Tu achètes de la même façon un nouveau fauteuil d’occasion que tu revendras. Tu continues à consommer, mais en circulaire.

Rien ne se perd, tout se recycle. La crise fait naître la solidarité. Plus tu es pauvre plus tu partages. Moins tu possèdes plus tu mutualises.

Tu es partage, je suis partage,
c’est l’éco-co-nomie.

Vous avez aimé? Faites tourner!
Restons en contact ! Inscrivez vous à la WANKR Newsletter !
Je m'inscris

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publié.