Tatouage? Érotisme? Associés, ces deux mots évoquent une réalité évidente. Pourtant le tatouage sexualisé peine à s’assumer en société.

Ce qu´il y a de passionnant dans le milieu du tatouage, c´est que ce phénomène culturel, charrie son lot de styles et de courants. On ne s´étendra pas sur l´acceptation des peaux encrées dans notre société depuis quelques années. ceci dit certains courants semblent plus difficiles à assumer pour certain(e)s. je fais entre autres référence au tatouage dit érotique.

Freaks! Tarés! Perverts! tordus! Ce sont en général les mots que l’on a coutume d’entendre (ou de lire) lorsque l’on a l’occasion de voir une personne portant un tatouage à forte connotation sexuelle. Vous l´aurez compris, arborer sur son avant-bras une femme nue chevauchant un sexe dressé (c´est un exemple) n´est pas donné à tout le monde je vous l´accorde. Certaines personnes rechignent même à liker ce genre de visuels sur les réseaux sociaux, c´est dire!
Une des raisons? il fut un temps où ce genre de tatouages étaient monnaie courante chez les marins, légionnaires, taulards et autres marginaux plus ou moins endurcis. Les stigmates du passé ont la vie dure, hein? L’autre raison, réside dans le regard de l’autre. Notre société, paradoxalement pudibonde, qui de tout son poids, impose une culpabilisation implicite sur tout ce qui touche à la sexualité. Oui oui!

Sad Amish

Aujourd’hui, une clientèle plus ouverte et souvent associée aux milieux artistiques et/ou militant (sexuels ou non), se reconnait de plus en plus dans ce genre d´iconographies en soulignant la beauté de la démarche et c’est tant mieux! Les milieux féministes, LGBT et mouvements alternatifs ne sont pas à la traîne face à ce phénomène.

Qui n´est pas prêt à assumer, passe son chemin.

Lorsque j´ai commencé à travailler sur ma série de flashs “Erotica” reprenant des gravures érotiques du 18ème siècle, quelqu’un m´a dit que ce n´était pas évident à porter. Et pourquoi pas? Tout tatouage n’est pas évident à porter. Il s’agit d’une démarche personnelle qui ne peut évidemment pas plaire à tout le monde de toute façon. Le tatouage aurait il pour but à devenir consensuel? Oui et non. Car on assiste depuis quelques années à une augmentation de la proportion de personnes tatouées. Certains esprits rebelles iront jusqu’à dire que la véritable rébellion consisterait justement à ne pas l’être, mais le débat n’est pas là. Il existe un pont énorme entre le tatouage « mainstream » (je ne juge pas : santa muerte, signes de l’infini, portrait ou prénom des gosses etc.) et le tatouage à forte portée « arty » qui pour le coup brille d’avantage sur les réseaux sociaux mais reste souvent moindre en terme d’adhésion.

Angelique & Médor – Issu de la planche de flashs « Erotica ».

Hercules & Deianaira – Issu de la planche de flashs « Erotica ».

Jupiter & Juno – Issu de la planche de flashs « Erotica ».

Bacchus_& Ariane – Issu de la planche de flashs « Erotica ».

Donc pour conclure, je dirais qu’un tatouage à connotation érotique demande une double réflexion. D´ailleurs ce dernier nˋa pas forcément vocation à être visible par tous. Un bonus secret en somme, un truc perso. Bref, chacun sa vision des choses, toujours est il un tatouage érotique ou clairement sexuel, reste et restera (dans de nombreux cas) plus évocateur, provocateur, parfois engagé et souvent plus perturbant que bon nombres de motifs se voulant subversifs ou rebelles. C’est comme ça.
Prêts à passer le pas? Si la série de flashs EROTICA réalisée par mes soins vous intéresse, n’hésitez pas à me contacter via l’adresse mail située en fin d’article.
casper.ink95@gmail.com

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