Ça fait maintenant quelques années que tu mènes une lutte sans merci contre le temps qui passe à grand coup de crèmes anti-ride, d’abonnement en salle de sport, de cours de pilates et autres. Ça fait maintenant quelques années que les résultats ne sont pas hyper probants. Les rides s’installent tranquillement, les contours changent. Ce n’est pas brutal mais c’est insidieux et semble-t-il inexorable.

Tu arrives au stade de ta vie où une question incontournable se pose : Botox or not Botox ?
Tu as déjà vu quelqu’un fraîchement botoxée ? La peau luit et prend une nuance rougeaude (oui oui même quand c’est bien fait, même quand ton dermato a formé celui de Megan Fox, même quand tu t’appelles Megan Fox). La peau luit et on voit les impacts de la seringue pendant plusieurs jours. Entre les yeux, comme un bouton d’acné, sur la commissure des lèvres, comme un bouton d’herpès. Et puis ça fige. Et là, quelque soit le talent du dermato, la qualité de la peau, la légèreté de la dose injecté. Ça fige et ça se voit! Même si la ou le botoxé(e) te dit ingénument «tu es la seule à me le dire», tout le monde le voit, certains sont juste plus polis que d’autres. En même temps c’est le principe du truc, pour rappel on se botox la tronche pour paralyser les nerfs responsables des micro-crispements de la peau qui donnent naissance à la ride et à la ridule. Donc le prix à payer c’est d’être figé, plus ou moins longtemps. Essaye de faire rire un botoxé, passe lui en revue ton répertoire de blagues carambars, c’est méchant mais c’est drôle quelqu’un qui rie sans que son front ne bouge. Donc tu te condamnes à ressembler à une poupée de cire rougeâtre. Alors oui, la fixité s’estompe avec les semaines, mais c’est là que les ridules se ré-installent. C’est le fléau de Sisyphe, figée ou ridée, ridée ou figée, une spirale infernale.

Botox

Après il y a l’alternative bistouri. On échange le dermato contre le chirurgien. Les chèques à trois chiffres contre ceux à cinq, mais bon, il faut bien se donner les moyens de ses objectifs. Tu as déjà vu une fraîchement lifté ? Non ! Une fraîchement lifté se cache, la gueule dans des pansements. Elle ne réapparaît qu’après les bandages retirés (même si elle a encore une espèce de bande de compression à porter la nuit pendant des jours et des jours), la douleur estompée, les rougeurs et les bleus résorbés. La fraîchement lifté attend le spectaculaire promis par son chirurgien. Elle espère que son chirurgien est aussi bon que promis. Elle prie pour ne pas ressembler à Donnatella Versace une fois les pansements tombés. Elle a pris un gros gros risque. Google «lifting fails» pour voir. Quand c’est raté, un lifting c’est raté. Méchamment. Bon OK si c’est bien fait, c’est quelques années de sursis, c’est un gros gros coup de jeune (si tu étais déjà assez vieille pour que ce soit nécessaire, bien entendu, parce que dans le cas contraire, c’est beaucoup de souffrance pour pas grand-chose). Imagine le cauchemar : tu te voyais plus vieille que tu ne l’étais (petite confiance en toi, mec avare en compliments, copines plus belles, névroses diverses et variées), tu casses ta tirelire et tu t’offres un lifting, et là, malheur, tu ressors avec une tête de lion croisé avec le Joker! Tu termines plus laide que tu n’as commencé. Considérablement. Soyons clairs, le bistouri c’est la dernière ressource, c’est la solution ultime. Tu en as vraiment besoin ? Sérieusement ?

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Moi je t’ai trouvé une troisième voie. Une solution de contournement. Récapitulons : pourquoi est-ce que tu envisages la chirurgie esthétique ? Pour être belle plus longtemps. Pourquoi est-ce que tu veux être belle ? Pour plaire, à toi et aux autres, ton mec, tes amis… Mais en vrai, qui te regarde? Toi quand tu scrutes la ridule dans ton miroir grossissant. De 15 à 30 ans, tu traquais le bouton, à 30 ans tu as changé de combat et tu as commencé à scruter la ridule et le cheveu blanc. On peut donc raisonnablement estimer que même botoxée ou liftée, tu scruterais l’imperfection, quelle qu’elle soit et que ton inconscient torturé ne serait toujours pas satisfait. Qui d’autre te regardes ? Ton mec ? Non pas vraiment. À quand remonte son dernier compliment ? Au jour de votre rencontre?

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Pas loin. C’est un mec, depuis que vous êtes ensemble il a probablement gardé la même image idéalisée de toi que celle du premier jour, et il la colle (avec plus ou moins de succès) sur ton moi du jour : le toi mal coiffée du matin, le toi mal habillée du dimanche soir, le toi radieux de la journée pomponage, le toi habituelle du travail, tous les toi en sommes. D’où l’absence de compliments sinon automatiques, il n’en voit pas l’intérêt, pour lui tu as toujours plus ou moins la même tête. Ce qui ressemble le plus à un compliment pour lui, c’est quand il like une de tes photos Facebook, Instagram ou autre. D’ailleurs quand on y pense, à quand remonte la dernière fois que tu as vu ton mec sans la lueur bleue de son écran se reflétant dans ses lunettes ? Donc non, ton mec ne te regarde pas, il te voit dans son souvenir ou dans l’écran de son téléphone/ordi. Pareil pour ton entourage. A part les copines maléfiques qui jouent à se comparer à toi et dont on te conseille fortement de te défaire, il n’y a pas grand monde autour de toi qui scrute le défaut (ridule ou autre). Par contre il y a plein de monde à te suivre sur Facebook, Instagram ou autre. D’ailleurs c’est pour ces followers (amis réels ou juste virtuels) que tu as investi dans un selfie stick. Ce sont eux ton vrai public (et oui il y a ton mec et tes proches dans le tas). Du coup, raccourci, tu as juste besoin d’une solide formation Photoshop. Et hop, fini les crème antirides et amincissantes, terminé le Botox et le Bistouri. Attention, je ne parle pas de troller tes propres photos en faisant n’importe quoi. Non, j’ai parlé d’une SOLIDE formation Photoshop, de devenir une pro de la retouche photo, de savoir lisser un front et des pattes d’oies, de pouvoir affiner un grain de peau et illuminer un sourire.

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Pas convaincue ? Attend, il y a zéro risque. Tu te plantes sur une photo ? Pas grave, tu peux la re-retoucher à l’infini. Tu peux en prendre une nouvelle et recommencer, alors qu’avec le bistouri, toute erreur est assez définitive. C’est rentable, pour le prix de trois injections Botox ou d’un quart de lifting, tu as une formation de base. Avec un peu d’opiniâtreté et d’entrainement, c’est une vie de retouche photo que tu viens de t’offrir ! Allez, je t’offre un argument massue, c’est avec Photoshop que les photographes et autres virtuoses de la retouche, rattrapent les ratés chirurgicaux de Madonna, Julia, Sharon et les autres…..

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