De nos jours, avec cette réelle tendance à l’aseptisation (voire « disneyisation ») du graffiti dont la responsabilité pourrait être partagée pêle mêle entre artistes, médias, institutions et galeries, on fini par oublier que ce sport extrême qu’est le graffiti vandal est en grande partie pratiqué par des gus pas souvent recommandables. Milieu brutal au demeurant, le vandalisme qu’il se pratique sur trains, métros ou dans la rue, véhicule son lot d’emmerdes liés à sa pratique : dépouilles, mauvaises rencontres, rivalités, entourage marginalisé et drogues plus ou moins dures pour certains…

C’est cette facette obscure et néanmoins fascinante que le compte instagram Run your Pockets met en évidence. Tel un véritable inventaire, le photographe derrière ce compte demande à des writers d’horizons différents de vider leur poches afin d’en shooter leur contenu. Les photos sont livrées en version originale, c’est à dire sans légendes. Certains indices apparaissent parfois sur des clichés laissant entrevoir ou deviner l’identité du possesseurs de certains objets. A en juger le nombre important de poings américains, de flingues et de lames, force est de constater qu’il règne dans ce milieu une certaine violence. Le style a son importance, mais la réputation l’est encore plus!
Certaines photos semblent dater un peu. Il suffit de regarder certains modèles de mobiles franchement dépassés. D’ailleurs l’authenticité de certaines photos peut être mise en doute. Comme le souligne le site All City : « Certains writers semblent avoir des poches beaucoup plus grandes que d’autres, on peut évidemment questionner la mise en scène de certaines photos… ». Cela ne fait aucun doute. Même si le caractère violent de certains n’est plus à prouver (on a de beaux bestiaux chez nous aussi, d’ailleurs), il parait évident que certains par le biais de ces photos fassent dans la démonstration de force du genre : « don’t fuck with me! » On vous laisse juger.

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